Pierre Anthony Allard

Pierre Anthony Allard, photographe fou de lumière

04/02/2016 - 2 minutes
Actualité

Pierre Anthony Allard est un passionné de lumière et se destine, dans ses jeunes années au cinéma, à passer son temps dans les salles obscures à regarder avec émerveillement "Le Quai des Brumes" (1938) ou "Sunset Boulevard" (1949).

À 23 ans, en 1983, il décroche un petit boulot au Studio Harcourt. Il s’éloigne certes du cinéma, mais Harcourt n’est-il pas le symbole même de cette lumière tout en « modelé » qui le fascine ?

Apprentissage de la photo

Il apprend par lui-même, en observant puis en tirant les photos, décodant cette matrice qu’est le négatif. Gravissant petit à petit les échelons, il passe à la prise de vue.

S’inspirant du travail d’Henry Alekan – directeur de la photographie et créateur de l’atmosphère mystérieuse que voulait Cocteau dans son film « La Belle et la Bête » (1946) –, il s’approprie cette lumière qui caresse, 

sublime et dramatise, magnifiant, tel un révélateur de personnalité, célébrités et anonymes dans d’innombrables portraits.

Départ du Studio Harcourt

Il quitte finalement le Studio Harcourt en 2008 – dont il avait pris la direction en 1993 – et se lance, avec la liberté et l’enthousiasme qui le caractérisent, dans une multitude de projets : des séries sur les kiosquiers à qui il donne la parole, sur les détenus de la prison de Clairvaux ou sur les candidats à la présidentielle, des reportages, des portraits mondains et des commandes pour des particuliers ou pour de grandes marques...

Une passion inextinguible, une expérience et une maîtrise technique qu’il partage à travers des workshops et des conférences.

Pierre Anthony Allard
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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