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Roland Dufau et son Cibachrome ferme boutique

12/04/2016 - 2 minutes
Actualité
Le Cibachrome, aussi appelé Ilfochrome, a été produit par l'usine Ilford Imaging Switzerland jusqu'en 2013 où elle a fait faillite.

Mais des tirages ont pu être réalisés jusqu'en 2016 grâce aux stocks restants, rachetés en 2013 par de nombreux passionnés comme Roland Dufau, dernier tireur revendiqué, qui s’apprête aujourd'hui à fermer boutique. 
 
Avec cette fermeture se terminera également l'ère du cibachrome, réputé pour ses qualités d'archivage et la pureté du blanc de ses épreuves.

Ce procédé a été inventé dans les années 1960 à Marly, près de Fribourg, dans l’ancienne usine Telko.
Il vise, au départ, à fournir des microfilms, aux couleurs stables, aux armées française et anglaise.
Les premiers tirages sont présentés dans le cadre de l’Expo 1964. 
 
Contrairement aux autres processus de tirage, celui du cibachrome est obtenu directement depuis le diapositif, sans avoir de besoin de négatif. On conserve donc la couleur de l'image et au lieu d'ajouter de la couleur pendant le développement, on enlève celles dont on n'a pas besoin grâce au blanchiment.  Suite à une étude de l'institut américain pour la permancence de l'image,  

on sait aujourd'hui que ce procédé a une constance des colorants incomparable, avec une durée de vie estimée à plus de 500 ans. Pendant de nombreuses années, le cibachrome devient le "must-have" dans le milieu de la photographie. Au plus fort de son succès, il y avait des laboratoires partout dans le monde, 500 environ pour une production annuelle de 60 à 80 millions de m2.

Ce procédé était très utilisé pour les panneaux publicitaires des aéroports, les machines à sous ou encore les photomatons. Les photos couleurs, après avoir percé dans le monde de la mode et de la publicité, pénètrent dans le monde de l'art dans les années 80, et le cibachrome en a profité parmi les premiers.

Mais en 1990, l'arrivée du numérique provoque la chute du cibachrome et des autres procédés argentiques en général, entrainant au bout du compte la disparition presque totale du procédé.

Pour les passionnés, Yan Morvan propose l'alternative de l'impression pigmentaire , "C’est pas mal, mais différent", rajoute t'il.

Crédits photo : letemps.ch


rolanddufau.com

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