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Le 19 septembre, l’ETPA était au Festival de Photographie MAP Toulouse pour une table ronde consacrée à la formation et aux réalités du métier de photographe. Une rencontre qui a permis de croiser les expériences et de revenir sur une question essentielle pour celles et ceux qui souhaitent se professionnaliser : pourquoi choisir de se former dans une école de photographie ?

Trois photographes, trois approches du métier

Intitulée « Se former au métier de photographe », cette table ronde réunissait trois profils aux expériences complémentaires.

Laurent Moynat, photographe professionnel et enseignant à l’ETPA, est spécialisé dans la prise de vue en studio. Diplômé lui-même de l’ETPA, il exerce depuis de nombreuses années tout en accordant une place importante à la transmission auprès des nouvelles générations de photographes.

À ses côtés, Anaïs Ondet, ancienne étudiante de l’ETPA diplômée en 2018, développe une photographie d’auteur à la croisée du documentaire et de l’artistique. Son travail s’intéresse notamment aux territoires ruraux, à celles et ceux qui les habitent et aux transformations qui les traversent.

Enfin, Mathilde Delozier, photographe basée à Toulouse, apporte un autre regard sur la profession à travers une pratique tournée vers la photographie commerciale. Elle accompagne notamment marques, entreprises, artisans et restaurants dans la création d’images de produits, culinaires, de portraits ou de reportages.

Trois parcours différents qui ont permis d’aborder la formation photographique sous plusieurs angles : apprentissage technique, construction d’un regard, professionnalisation, création d’un réseau et diversité des débouchés.

©Mehdi SAADALLAH

Pourquoi faire une école de photographie ?

Apprendre la photographie ne se limite pas à maîtriser un appareil ou à connaître les bons réglages. Se former en école permet de consacrer plusieurs années à la pratique, d’expérimenter différents domaines et de développer progressivement une écriture photographique personnelle.

Lors de la table ronde, la formation a notamment été évoquée comme une forme de « vie en accéléré » : en quelques années, les étudiants multiplient les projets, les expériences et les rencontres.

Studio, reportage, portrait, photographie documentaire, travail d’auteur, postproduction ou encore présentation de son travail : cette diversité permet d’acquérir un spectre de compétences plus large et de mieux identifier les pratiques vers lesquelles chacun souhaite ensuite s’orienter.

Des rencontres qui participent à la construction d’un parcours

L’un des autres sujets abordés concernait la place des rencontres et du réseau dans une formation.

Une école de photographie est aussi un environnement dans lequel se croisent étudiants, enseignants, anciens élèves et professionnels. Les projets, interventions, expositions et événements sont autant d’occasions de confronter les regards, d’échanger autour des pratiques et de découvrir différentes façons d’exercer le métier.

Ces expériences permettent progressivement de développer son réseau professionnel, mais aussi de préciser son regard, ses envies et la direction que l’on souhaite donner à son parcours.