Alexis Hunter, photographe britannique

Alexis Hunter (1948-2014), une artiste britannique engagée

26/02/2016 - 2 minutes
Actualité
Alexis Hunter fut, en Angleterre, une importante figure de l’art féministe, « le mouvement théorique le plus puissant de l’art contemporain, dont il reste beaucoup à découvrir », disait-elle en 2011, cinq ans après la grande exposition collective intitulée « WACK! Art and the Feminist Revolution », au Museum of Contemporary Art de Los Angeles.

Depuis le début des années 1970, Alexis Hunter n’a cessé d’utiliser son appareil photographique comme un puissant véhicule d’identité et de questionnement, comme un outil lui permettant de rejeter les normes de la société et les stéréotypes de genre.

A travers ses séries fréquemment découpées en séquences narratives, elle a exposé la tyrannie de la mode (« Burning shoe », 1977), la violence domestique (« Domestic Warfare », 1975) et l’exploitation des femmes (« The Model’s Revenge », 1974). 

Elle a questionné le corps masculin par le biais des représentations sexistes de la publicité (« Object series », années 1970), ou interrogé les conflits culturels et sociétaux à travers ses clichés consacrés aux manifestants (« Iranian feminist demonstrator », 2010).

Sa pratique engagée a toujours épousé sa conception de l’impératif moral de l’artiste.

« Ce qui compte, c’est que les artistes prêtent leur voix aux différentes formes d’expression de la liberté dans une manière qui leur soit propre.

Parfois, la lecture d’une situation complexe par un(e) artiste, qui peut être réduite à une simple image, peut permettre à un mouvement de gagner en popularité. L’art devient la voix de la liberté. »

alexishunter.co.uk
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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