My little darling, Dior

Cathleen Naundorf, l’atemporelle

07/04/2016 - 2 minutes
Actualité
Cathleen Naundorf (née en 1968), l’atemporelle

Sur les conseils de son mentor, le célèbre photographe allemand Horst P. Horst, Cathleen Naundorf met entre parenthèses sa carrière de photoreporter entamée au début des années 1990.

Dès 1997, elle photographie les coulisses des défilés parisiens pour les éditions Condé Nast.

Rapidement, elle privilégie les appareils argentiques grand format (de la marque Deardorff ou Plaubel) et les combine avec du matériel Polaroïd, usant des variations de couleur et des effets de texture dans ses clichés à l’aspect pictural, parfois éthéré. 

Seuls les Polaroïds en noir et blanc ont des négatifs, à partir desquels Cathleen Naundorf tire quelques agrandissements argentiques.

Dans sa série poétique Un rêve de mode, le Polaroïd unique évoque quant à lui le caractère exclusif des dessins de haute couture.


Subtile alchimie d’une esthétique romantique et d’une atmosphère mystérieuse et atemporelle confinant parfois au surréalisme…

De ses reportages dans des tribus de Mongolie, de Sibérie et d’Amazonie, Cathleen Naundorf a conservé le goût pour l’impression d’ailleurs. 

Un certain exotisme que l’on retrouve dans sa série Haute Couture entamée en 2005. 

Puisant dans les fonds de grandes maisons de couture internationales – Chanel, Dior, Gaultier, Lacroix, Elie Saab, Valentino, Philip Treacy –, elle choisit des modèles de robe et les met en scène, maîtrisant l’ensemble du processus :
sélection des modèles, des maquilleurs et coiffeurs, des lieux de prise de vue, des ambiances, jusqu’au développement des clichés (incluant taches et parties manquantes à la surface des images) qu’elle publie notamment dans Elle ou Harpers Bazaar.

Crédits photos : Cathleen Naundorf

cathleennaundorf.com
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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