Henri Salesse

Henri Salesse, Trente ans d’enquêtes photographiques

29/02/2016 - 2 minutes
Actualité
Dès l’âge de 13 ans, Henri Salesse (1914-2006) travaille chez Photolith, une imprimerie spécialisée dans la reproduction photo-mécanique, tout en se formant en autodidacte..

Il obtient des diplômes de la Revue française de photographie, mais la guerre éclate.

Le voilà affecté en 1939/1940 à la section photo de la base aérienne de la Malmaison dans l’Aisne. Deux ans plus tard, il prendra des cours à la Société française de photographie et de cinématographie. 

En 1945, le jeune trentenaire compte déjà 18 ans d’expérience en photographie. Il est alors recruté par le Ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme qui l’enverra en mission à travers l’Hexagone jusqu’en 1977.

Il devient ainsi l’un des observateurs privilégiés de la transformation radicale du territoire français, prenant avec son 6x6 des milliers de clichés.


Au cours de ses tournées photographiques, il constate le délabrement du pays au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, suit les vastes chantiers de reconstruction et assiste à la transformation des villes et des campagnes. 
 
Mondes anciens et nouveaux se croisent à travers son objectif. 

Henri Salesse photographie l'architecture mais aussi les rues populaires, les jardins domestiques, les cafés, la lessive faite en commun, les intérieurs délabrés...

Regard sociologique et protocole de prise de vue visant à une neutralité documentaire : le travail de ce photographe « technicien », sa relation au paysage et à l’espace urbain, évoquent les productions de certains auteurs de la DATAR ou de nombreux photographes contemporains.

Une exposition lui est consacrée à la Maison de la Photographie Robert Doisneau, jusqu’au 24 avril 2016.

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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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