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La récente découverte des photographies de feu Masha Ivashintsova.

24/05/2018 - 2 minutes
Actualité

Masha Ivashintsova (1942-2000) était une photographe russe fortement engagée dans le mouvement underground poétique et photographique de Leningrad des années 60 à 80.
Et c’est dix-sept ans après sa mort, que sa fille retrouve dans son grenier une boîte de pellicules qui n’avaient jamais développés, soit plus de 30 000 négatifs encore inconnus !

Dotée d’une histoire aussi passionnée que passionnante, elle était amoureuse de trois artistes géniaux de l’époque, dont le photographe Boris Smelov, le poète Viktor Krivulin et le linguiste Melvar Melkumyan.

Sa vie a tourné autour de ces trois amours, des hommes talentueux face auxquels elle s’est toujours senti sans talent, voire même insignifiante à leurs yeux. 

Ce sentiment d’infériorité l’a ainsi conduite à ne pas partager ses œuvres poétiques, ni même ses photographies. 

Issue d’une famille aristocratique qui a tout perdu suite à la révolution bolchevique, les nombreuses zones d’ombres sur sa jeunesse laissent transpirer un parcours et une vie difficiles. 
Elle a notamment fréquenté plusieurs hôpitaux psychiatriques, alors que le régime soviétique forçait tout le monde à vivre selon ses propres règles. 

C’est grâce à sa fille, Asya Ivashintsova-Melkumyan, que l’on peut aujourd’hui découvrir tout son talent pour l’image et la poésie, à travers un site spécialement consacré à ses œuvres.

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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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