1655383748-sara-imloul-les-regles-du-je-1

[ALUMNI] Sara Imloul invitée au FotoHaus 2022 de Arles

16/06/2022 - 3 minutes
Actualité

Sara Imloul, ancienne étudiante de l’ETPA, fait partie des artistes qui seront exposés au FOTOHAUS Arles 2022, avec la série Les Règles du je, fruit de sa collaboration avec la photographe et vidéaste finlandaise Elina Brotherus.

Un pont entre Paris et Berlin

FOTOHAUS est une manifestation qui réunit chaque année des expositions de la scène photographique franco-allemande. Véritable lieu de rassemblement, il a pour vocation d’être un lieu d’échange, de synergie et de partage, pour tous les acteurs de la photographie.
L’événement, dont l’ETPA est l’une des partenaires, est porté par l’association ParisBerlin>fotogroup, fondée en 2001 par la commissaire d’exposition Christel Boget, et dont l’objectif est de “promouvoir la photographie contemporaine tant sur l’axe Paris-Berlin qu’en Europe”.

Quand ça ressemble trop à de la photographie, je n’aime pas.

Cette année, l’événement, qui se tient à Arles au sein de la fondation Manuel Rivera-Ortiz, présente 7 expositions, sur la thématique Sein und Schein “être et paraître“. Parmi les travaux exposés, les visiteurs pourront découvrir le travail de Sara Imloul. Ancienne étudiante diplômée de l’ETPA (promotion 2011), cette photographe plasticienne née en 1986, pratique une photographie symbolique et autobiographique, où elle s’attache à “fixer dans l’obscurité ces noirs et blancs des visions intérieures nées du souvenir”. C’est notamment grâce à un procédé technique spécifique, la calotypie*, que Sara Imloul parvient à réaliser ces images oniriques, et dont le décalage est renforcé par un travail plastique sur ses tirages photographiques. L’artiste n’hésite pas à mêler dessin, collage et autres compositions narratives, en vue d’obtenir des rendus singuliers. Ce n’est d’ailleurs pas anodin si, en 2015, elle avouait au magazine Cinq26 : “Quand ça ressemble trop à de la photographie, je n’aime pas.

(*Procédé breveté par W. Fox Talbot en 1841, la calotypie permet d'obtenir un négatif papier)

Une collaboration avec Elina Brotherus

C’est la série Les Règles du je, fruit de sa collaboration avec la photographe et vidéaste finlandaise Elina Brotherus, que les deux artistes exposent à l’occasion de FOTOHAUS Arles 2022. Sur le site de la manifestation, Emilie Houssa, co-directrice du Centre Claude Cahun pour la photographie contemporaine, présente la série en ces termes : “Ces images coulent et, face à elles, nous sommes pris(e)s dans un flot de mots possibles et de mondes cachés. Il y a une certaine magie à traverser ces images, on vole d’un espace à l’autre sans jamais se cogner car il y a trop de choses à dire, des chants plein les oreilles, des paysages plein le nez.

FOTOHAUS 2022 se tient à la fondation Manuel Rivera-Ortiz à Arles du 4 juillet au 25 septembre 2022

FOTOHAUS Arles 2022 en bref

Où ? A la Fondation Manuel Rivera-Ortiz - 18 Rue de la Calade - 13200 Arles

Quand ? Du 4 juillet au 25 septembre 2022

En savoir plus

 

1655383745-foto-haus-2022-arles-sara-imloul
1655383748-sara-imloul-les-regles-du-je-1
1655383752-sara-imloul-les-regles-du-je-2
1655383757-sara-imloul-les-regles-du-je-3
Sur la même thématique
marianne-thazet-la-baigneuse-residence-factory-2022-1

[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

Etpa - Actualités