Thibault Brunet

Thibault Brunet, entre réel et virtuel

31/03/2016 - 2 minutes
Actualité

A la sortie de l’Ecole supérieure des Beaux Arts de Nîmes en 2008, Thibault Brunet entame un travail sur les faux semblants, entre réel et virtuel.

Il trouve son premier terrain d’exploration dans le jeu vidéo Vice City, se promenant dans les décors avec son appareil photo, l’un des gadgets mis à la disposition du joueur.
L’objectif est de ramener du tangible de cet univers virtuel par la trace photographique.

Il paramètre la météo, attend la meilleure heure du jour (le jeu ayant une vraie temporalité), déplace des véhicules pour improviser ses propres paysages,… et prend des clichés qu’il imprime.

Qui est donc l’artiste ? Le directeur artistique du jeu ? Le modélisateur 3D ? Thibault Brunet prenant cette matière pour l’interpréter à sa manière ?

"On reconnaît rarement le jeu derrière mes photos. Et c’est bien d’être dans cette ambiguïté là", déclare-t-il.


Avec "Typologie du virtuel", il explore le territoire français à travers Google Earth. 
Les images de cette série ont été réalisées à partir de bâtiments (centres commerciaux, HLM…) situés dans des zones péri-urbaines et modélisés en 3D par des utilisateurs de GE. 

L’artiste les ancre dans un temps spécifique en y ajoutant une ombre portée définie d’après le jour et l’heure de leur réalisation.

Le contexte, c’est la création d’un espace de projection s’évanouissant dans la brume que l’artiste compare à un "nuage numérique".

Il re-contextualise ainsi l’image en la rattachant à l’action de son premier fabricant et s’inscrit dans une chaîne de création dont il forme un nouveau relais.

Ces images d’images construites à partir de fichiers libres de droit questionnent, entre autres, leur usage possible et leur propriété.

thibaultbrunet.fr

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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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