Yves Marchand et Romain Meffre

Yves Marchand et Romain Meffre, photographes français nés en 1981 et en 1987

22/01/2016 - 2 minutes
Actualité

C’est une passion commune qui réunit ces deux autodidactes en 2002 : celle des ruines contemporaines qui les mène d’abord dans les décombres parisiens puis, très vite, à la recherche de lieux abandonnés en Europe, aux États-Unis et au Japon.

À partir de 2005, Yves Marchand et Romain Meffre développent une vision commune, systématisant l’emploi d’un seul appareil pour deux.
Ils sont alors à Détroit, dans l’ancienne capitale industrielle américaine dont les monuments abandonnés symbolisent – tout autant que les Pyramides d’Egypte ou l’Acropole d’Athènes selon les deux artistes – les vestiges d’un Empire passé.
 
Ils y découvrent les "movie theaters", grandioses salles de cinéma du début du XXe siècle qui ont été, à travers les Etats-Unis, démolies, laissées à l’abandon ou transformées (en gymnase, supermarché, stock de marchandises,…) dans les années 1960. 

Palaces décrépis de l’âge d’or d’Hollywood qu’ils immortalisent depuis 2005, à la chambre 4 x 5 pouces. En parallèle, entre 2008 et 2012, Yves Marchand et Romain Meffre enquêtent sur l’île japonaise d’Hashima. 

Surnommée Gunkanjima (vaisseau de guerre), cette ancienne cité minière aux allures d’Alcatraz a connu la plus forte densité de population jamais enregistrée, jusqu’à sa désertion en 1974.

Seuls restent 71 immeubles fantômes de béton envahis par la végétation, comme le sont les usines que le duo photographie également à travers le monde.

"En visitant les ruines, nous avons toujours essayé de nous focaliser sur des édifices remarquables dont l’architecture incarne la psychologie d’une époque, d’un système, et d’en observer les métamorphoses."

www.marchandmeffre.com
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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