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Alinka Echeverría, le regard anthropologique

19/04/2016 - 2 minutes
Actualité
De ses études d’anthropologie à l’université d’Edimbourg, Alinka Echeverría (née en 1981) a conservé son intérêt pour l’identité, la mémoire collective ou encore l’impact de la religion et de la politique au sein des communautés sociales et culturelles à travers le monde.

Sa formation en photojournalisme à l’International Center of Photography de New York a certainement forgé ce regard documentaire qu’elle s’attache à poser sur ses sujets : à Cuba, auprès des vétérans de la révolution, ou au Soudan du Sud, dans le contexte tendu de la naissance d’une nouvelle république.

 

Parmi les nombreuses distinctions qu’elle a jusqu’ici remportées, elle fut lauréate en 2011 du prix HSBC, pour une série réalisée au Mexique, son pays natal. « Sur le chemin de Tepeyac » dresse une sorte de typologie.

Chaque année, six millions de pèlerins cheminent vers la basilique de la Guadalupe près de Mexico avec, 

accrochée dans leur dos, l’effigie de la Vierge qu’ils possèdent – que ce soit sous forme de tableau, de sculpture ou d’image tissée. 

Alinka Echeverría a ainsi photographié les silhouettes de près de 300 pèlerins dans toute la beauté et l’étrangeté de leur harnachement.

Lauréate 2015 de la Résidence BMW au musée Nicéphore Nièpce, elle exposera, aux prochaines Rencontres de la photographie à Arles, sa série intitulée « NICEPHORA » aux multiples résonances philosophiques. 

Cette fois, elle se penche sur la représentation des femmes dans l’histoire des arts – particulièrement à l’époque coloniale – et formule des rapprochements entre photographie et céramique.

Dans ses clichés, l’amphore, vecteur d’allégories mythologiques, symbolise notamment la féminité.


alinkaecheverria.com

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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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