Disco ©Chema Madoz

Chema Madoz, l’illusionniste

03/03/2016 - 2 minutes
Actualité

Né en 1958, à Madrid, Chema Madoz découvre la prise de vue et le tirage photographique en autodidacte au début des années 1980, dans l’effervescence créative de la Movida.

L’artiste compose ses photographies à partir d’un vocabulaire d’objets qu’il combine, retravaille, assemble, oppose jusqu’à obtenir des rencontres inattendues, où le surréalisme et l’absurde ne sont jamais loin.

Dans son atelier, le photographe accumule des objets glanés dans les brocantes, les boutiques ou les poubelles, comme un cabinet de curiosités anodines qui attendent d’être révélées.

Les objets choisis paraissent être issus d’un imagier atemporel : souliers, livres, montres ou échelles.

Chema Madoz les extrait de leur banalité utilitaire pour réaliser les rêves auxquels ils semblent aspirer.Dans le sillage du Surréalisme, le photographe se fait alors sculpteur, transformant ces objets par des jeux de collage, de juxtaposition et de reflets.

Le choix du noir et blanc, à l’argentique, les soustrait encore davantage du monde réel, l’accent étant porté sur leur forme et leur texture.

Loin du matérialisme et des règles de la société de consommation, le spectateur est alors invité à reconsidérer leur usage et leur beauté.
Depuis près de trente ans, Chema Madoz construit ainsi une œuvre à part qui réussit à échapper aux modes.

Dans des tonalités chaudes, avec un format et une édition toujours en accord avec le sujet, ses clichés décrivent l’inventaire poétique d’une réalité transfigurée par un regard illusionniste.

chemamadoz.com
56d801a60b061.jpg
56d801901f6c0.jpg
Sur la même thématique
marianne-thazet-la-baigneuse-residence-factory-2022-1

[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

Etpa - Actualités