jeanne menetrier

Jeanne Ménétrier offre une nouvelle vision du genre

15/03/2017 - 2 minutes
Actualité
Jeanne Menetrier est diplômée d’un BTS Photographie qu’elle a obtenu à l’ETPA. Aujourd’hui, elle vit et travaille entre Paris et Toulouse.

Une réalité brouillée

Elle se plait à utiliser la photographie argentique pour mettre en valeur ses réflexions sur la féminité et le genre. Au sein de ses oeuvres, l’esthétisme et la forme sont souvent brouillés grâce à sa maîtrise du flou ou de la double exposition.
Elle matérialise un lien entre l’imaginaire et le réel à travers ses oeuvres. Elle joue avec les postures, la lumière.

Oublier la version binaire féminin/masculin

Lorsque Jeanne photographie des modèles, elle leur permet de mettre en avant leur propre vision de leur genre. Elle leur offre la possibilité d’avoir un nouveau regard, une alternative à la vision arrêtée du féminin/masculin. Jeanne voit le corps comme l’enveloppe de la personne qu’elle photographie et c’est cette personne qui l’intéresse.

Son propre corps est un de ses sujets de prédilection. Il est au coeur de ses questionnements, de ses contestations et reste un sujet inépuisable.

Faire des choix naturels pour ne rien regretter

L’artiste dévoile un peu plus qui elle est lors d’une interview pour le magazine Le Littéraire.
Elle n’avait pas de métier de rêve quand elle était enfant, elle savait juste qu’elle était déjà une artiste grâce à l’écriture et au dessin qu’elle a commencé à pratiquer jeune. Elle choisi de faire des choix qui sont naturels, pour ne rien regretter. Elle est libre et fait ce qu’elle aime aujourd’hui.

Elle ressemble sûrement à beaucoup d’artistes comme elle se distingue de beaucoup d’autres, mais Jeanne est qui elle est.

Être tolérant commence par l'être avec soi-même

La photographe prône la tolérance, notamment la tolérance envers soi. Que l’on s’accepte avec ses forces et ses faiblesses afin d’être vraiment soi-même.

Ses photographies sont une invitation à se questionner pour définir son propre genre et à construire son propre code en sortant de celui qui nous a été imposé.
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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