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Les œuvres intrigantes de Monika Traikov

23/12/2016 - 3 minutes
Actualité
Monika Traikov est une jeune designer canadienne alliant de nombreuses techniques graphiques. Entre autres, de la typographie, de l’illustration, de la photographie et du photomontage.

Des techniques simples pour un résultat magique

Son travail explore la nostalgie, l’illusion et les déformations de la mémoire qu’elle matérialise à l’aide de procédés numériques tels que le flou, la distorsion, la saturation des couleurs, la pixellisation, le décalage ou encore la superposition.

Les photographies sont d'abord numérisées dans l'ordinateur puis modifiées. L'utilisation d'un support numérique contraste les éléments organiques des photographies en ajoutant structure, organisation et un élément plus méthodologique qui cadre les images.

La fascination pour le passé

Ses œuvres explorent l'illusion des souvenirs et de la nostalgie, reflétant un désir constant pour le passé, souvent sous une forme idéalisée ou déformée. La façon dont nous nous souvenons des moments est souvent glosée, ou déformée d'une manière magnifique.

Le post-traitement aide à unifier l'essence du passé et du présent. Les éléments fragmentés des images imitent les processus constructifs et illusoires que nos esprits utilisent pour se rappeler un moment spécifique de notre passé.




Les images tissent à la fois la vérité (les photographies tangibles) et les illusions (les distorsions et les fragments) pour créer un souvenir étrange.
Souvent, les sentiments, les couleurs et les émotions sont ce que l'on retient le plus facilement, plus que le tangible.

Une retranscription onirique des souvenirs...

Monika Traikov détourne et se réapproprie aussi de vieilles images tout droit sorties de vieux albums de famille pour créer des moments nouveaux, idéalisés et illusoires.

Sa série photographique raconte une histoire fragmentée de différentes émotions, humeurs et moments qui traduit ces photographies étrangères de famille en quelque chose de familier et provoquant la réflexion.

...A travers des émotions personnelles

"J'ai utilisé mes expériences personnelles avec les souvenirs pour déconstruire mes vieilles photos de famille, et créer des moments nouveaux, idéalisés et illusoires. Chaque image évoque une certaine humeur et une émotion enfermées dans un souvenir - qu'il s'agisse d'une image étrange que vous ne pouvez pas visualiser complètement, ou d'un souvenir rêveur et fantastique que vous n'oublierez jamais."

Découvrez-en plus sur Behance et Flickr.
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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