Lore Krüger Florence Henri ETPA

Lore Kruger, une photographe en exil

04/05/2016 - 2 minutes
Actualité
Sa vie

Agée d'à peine 19 ans lors de la prise de pouvoir d'Hitler en 1933, Lore part en exil à Londres, en tant que jeune fille au pair, où elle continue la photographie. Elle rejoint ensuite sa famille en Espagne à Majorque et s'installe peu après à Barcelone. Puis elle part à Paris pour suivre les cours de la photographe Florence Henri.

Mais en 1940, elle est internée dans le camp de Gurs, duquel elle parvient à s'échapper, et fuit jusqu'à New York. En 1946, elle retourne vivre à Berlin-Est et abandonne la photographie pour des problèmes de santé.

 

La découverte de ses oeuvres

C'est en 2008 que deux jeunes berlinoises, Cornelia Bästlein et Irja Krätke, découvrent les oeuvres de cette artiste et décident de les présenter au grand public.
Restés longtemps dans une valise, quelques cent tirages originaux sont tout ce qui reste du travail de Lore Krüger.

L'exposition

C'est le Musée d'Art et d'Histoire du judaïsme qui a décidé de faire une exposition sur le parcours difficile de cette artiste d'une autre époque.

L'exposition aura lieu jusqu'au 17 juillet.

Le MAHJ a choisi d'exposer ses oeuvres en fonction des villes où elle les a réalisées, de Majorque à New York en passant par Paris, ce qui permet de retracer le parcours de son exil entre 1934 et 1944 et de souligner l'évolution de son travail. 
 
Celui-ci est ancré dans l'entre-deux-guerres avec des scènes de rue et paysages, des portraits, des reportages à l'humanité profonde, comme le pèlerinage gitan des Saintes-Maries-de-la-mer en 1936, ainsi que des natures mortes et des photogrammes. 

Crédits photos : Lore Krüger, Florence Henri 
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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