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Nicky Hamilton, le photographe qui dessine et construit ses propres décors

11/05/2017 - 2 minutes
Actualité

Après un début de carrière en tant que directeur artistique dans l’agence de publicité M&C Saatchi, l’artiste Nicky Hamilton finit par se dévouer intégralement à la photographie.

Cet autodidacte britannique surprend par le niveau de détails et la mise en scène de ses images.
Toujours très composées et narratives, elles semblent sortir tout droit d’un film hollywoodien.

Encore plus surprenant, il conçoit et construit lui-même ses décors, dans lesquels il fait poser actrices et acteurs.

Entre symbolisme et performance, de fortes émotions ressortent de ses personnages, toujours accompagnés par des éclairages incroyablement travaillés.

Dans sa série « The Lonely Man », chaque photo a demandé environ 3 mois de préparation, avant de parvenir au résultat final ! (Il dessine, construit et met en scène tous ses décors)

Cette récente série explore la relation de l’artiste avec son père lorsqu’il était enfant, plongeant le spectateur dans un univers sombre et mélancolique.
Il crée tout d’abord son concept à travers des schémas préparatifs, qu’il fabrique ensuite en animation 3D pour y tester des ambiances de couleurs et envisager des éclairages possibles.
Il passe alors à la construction du décor et s’occupe de l’habillage et de la mise en scène de ses sujets.

Son travail sur l’éclairage lui permet d’obtenir des effets cinématographiques qui restent cependant très naturels.
Il travaille principalement avec un boitier Hasselblad moyen format et n’hésite pas à tester plusieurs expositions pour chacun de ses clichés (cette technique se nomme le « bracketing »).

Pour parachever ses créations, il apporte un soin tout particulier à l’étalonnage des couleurs et effectue des retouches minutieuses, tel un peintre sur une toile.

On peut trouver sur son compte Instagram des time-lapses qui dévoilent la construction et la mise en place de ses décors.

Un artiste qui mérite le coup d’œil et qui, à travers un processus créatif, lent et méticuleux, prend totalement le contre-pied de la « fast-photographie » trop répandue d’aujourd’hui.

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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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