Drapeau français : welcome

Portrait d’Emeric Lhuisset, artiste et photographe né en 1983

14/01/2016 - 2 minutes
Actualité

Nommé en 2015 pour le prix Magnum Foundation Emergency Fund et le prix Niépce, Emeric Lhuisset est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris et de l’Ecole Normale Supérieure - Centre de géostratégie.

Photo reporter

Travaillant régulièrement sur des zones de conflit, Emeric Lhuisset a très tôt pris conscience du décalage entre l’image que les sociétés occidentales se font du conflit et sa réalité. Les médias, les films et les jeux vidéos donnent une vision erronée, centrée sur l’événement (tirs, explosions, corps sans vie…). Mais le quotidien du soldat s’avère tout autre.

Tourné en caméra subjective, "Chebab" (2012) montre la journée d’un combattant de l’Armée Syrienne Libre. Sans commentaire, cette vidéo présente la réalité brute, faite d’attente - l’homme regarde la télé, fait une sieste - elle questionne la place du reporter de guerre et la construction de l’image du conflit.

Quid de cette fabrication quasi iconique à travers l’Histoire ? En 2011-2012, 

Emeric Lhuisset demande à un groupe de guérilla Kurde Iranien de rejouer, dans leurs zones d’opération en Irak, des scènes tirées de tableaux anciens.

Face à la série "Théâtre de guerre", le spectateur perçoit l’aspect dissonant, faux, de ces images léchées. Pourtant, ce sont de véritables combattants, ici pris en photo. Quelle est donc la part de réel ?

La série "Hundred portraits of Maydan" donne quant à elle un visage aux manifestants de Kiev (Ukraine), réprimés par le gouvernement russe en 2014. Elle leur donne aussi la parole, les portraits étant accompagnés de questionnaires recensant leurs craintes et leurs aspirations.

Abordant ses projets tel un chercheur – approche théorique en amont, anthropologique sur place – Emeric Lhuisset invite à la réflexion.
Son dernier projet, "À mes amis d’ailleurs" (2015), aborde le drapeau français flanqué d’un "welcome", non comme un symbole nationaliste clivant, mais comme un symbole culturel fort.

emericlhuisset.com
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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