Rune Guneriussen

Rune Guneriussen photographe norvégien

21/12/2015 - 2 minutes
Actualité

En 2005, Rune Guneriussen, artiste norvégien né en 1977, trouve son style.

Après des études de photographie au Surrey Institute of Art & Design en Angleterre, il se lance dans un travail conjoint d’installation et de photographie. Il lui faut d’abord collecter des objets : lampes, chaises, tables, téléphones obsolètes ou livres mis au rebus, auxquels l’artiste attache des symboliques.

Les lampes et les livres lui évoquent les « lumières », connaissances indispensables aux sociétés « éclairées » ; les téléphones vintage rappellent l’existence d’un monde encore préservé du consumérisme.

L'art doit questionner & déconcerter

Les pistes d’interprétation sont nombreuses et restent ouvertes, le photographe se défendant de privilégier l’une d’entre elles. L’art doit au contraire, affirme-t-il, questionner et déconcerter.

Un esprit qu’il met parfaitement en pratique dans ces images surréalistes,où des paysages isolés – le plus souvent en Norvège – se retrouvent peuplés d’objets-créatures.
Il y a, dans l’œuvre de Rune Guneriussen, une dimension d’engagement, un appel à l’équilibre entre nature et culture, poétiquement mis en scène.

S’immergeant plusieurs jours dans des décors vierges, il compose minutieusement ces installations immortalisées à la chambre grand format. Il se sert des anfractuosités et de la végétation, et joue des conditions climatiques pour créer ces environnements éphémères.

Photographie onirique & surréaliste

Des livres émergent d’un lac, des globes terrestres illuminent un sol enneigé, des lampes aux désuets abat-jour colonisent un sous-bois, des téléphones gris s’agglutinent sur des rochers, des chaises et des tabourets forment une curieuse chorégraphie sur la plage… Autant de scènes teintées d’humour, où l’impression d’étrangeté se mêle à la méditation et la rêverie.

Portfolio de Rune Guneriussen
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[EXPO] Exposition de Marianne Thazet avec "Eaux vives" aux journées portes ouvertes

27 janvier 2023

Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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