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Margot Pivot, Grand Prix Photo ETPA 2018 expose à ManifestO

13/09/2018 - 4 minutes
Actualité
MR APPOLON   

La série « Mr Appollon » sera exposée au laboratoire Photon de Toulouse du 13 sptembre au 11 décembre 2018.

"Cette série parle d’un homme que j’ai rencontré durant l’été 2017 un vieux garçon, comme on dit dans ce coin d'Auvergne. Appolon est son vrai nom mais tout le monde l'appelle Bénito. 
Je n’ai jamais su pourquoi on le surnommait comme cela, il ne le sait pas non plus. De par sa réputation j’avais déjà beaucoup entendu parler de lui. 
Lorsque je suis arrivée chez lui, je me suis rendue compte qu’il me connaissait déjà très bien puisqu’il m’a donné ma date de naissance. 
J’ai donc à mon tour souhaité m’intéresser à lui. 
Cela n’a pas été simple au début car il ne souhaitait pas que je rentre dans sa maison ; puis petit à petit, il a su me faire confiance et il m’a laissé entrer dans sa vie privée. 

Suite à la perte de ses parents, Alain a décidé de garder la maison familiale et les animaux qu’ils élevaient ensemble. Le ménage n’est pas son fort. Submergé sous les tâches, il essaye de mener tant bien que mal sa petite vie d’éleveur. Cet homme aime les gens. Il s’intéresse à tout, il est heureux de vivre de pas grand chose: « Si j’avais le choix, je ne vivrais surement pas autrement ». Bénito est surtout un homme affable et généreux, parfois moqué dans le village pour sa marginalité mais apprécié pour ses fromages qu'il va vendre aux alentours dans sa 2 CV si reconnaissable.

Difficile de lui donner un âge, il parait avoir 70 ans comme 25 selon les jours, sa manière de se comporter, s’exprimer. 
Un grand enfant, qui par sa petite vie solitaire m’a appris de grandes choses. Pour commencer, se contenter de peu pour pouvoir vivre mieux. 
Je vais donc poursuivre ce projet".


Vernissage au laboratoire Photon le jeudi 13 septembre 2018 à 18h30




ALLER RETOUR 
 
Cette série est exposée sur le site principal du festival ManifestO place Saint Pierre à Toulouse du 14 au 29 septembre 2018.

"J’ai débuté le projet sur mon village d’enfance en 2ème année à l’ETPA. Puis j’ai souhaité le recommencer en 3ème année.  Pour cela, j’ai donc modifié ma manière de travailler, j’ai modifié ma focale de travail et j’ai opté pour le 35mm plutôt que le 50mm et ma vision a changé. 
Le titre de ma série est à l’origine des allers retours entre Toulouse et chez moi (petite campagne au nord ouest de Lyon) que j’ai effectué pour réaliser au mieux ce projet. 
Concernant les paysages, ma position était assez instinctive, la distance que je prenais était pour moi, la bonne. Pour mes portraits ça n’a pas été aussi simple, j’ai longtemps réfléchi à quelle distance prendre, quelles attitudes je recherchais. 

J’ai choisi un point de vue assez large pour montrer au maximum le contexte de la prise de vue, car pour moi, il est important de montrer qu’en campagne, les habitants sont entourés de végétation. 

L’approche documentaire a nécessité le besoin de m’arrêter, de passer du temps à regarder autour de moi mais aussi de voir le temps passer et de me rendre compte qu’il y a toujours les mêmes rituels ; les choses restent ancrées dans les moeurs, tout est intact. 

Ce travail photographique vise en quelque sorte à arrêter, bloquer un instant qui m’a marqué et qui perdure encore. J’ai toujours souhaité partir de mon village, non pas parce que je ne m’y sentais pas bien mais plutôt pour avoir la possibilité d’y retourner de temps à autre et d’espérer que rien ne change. 

Choisir ce sujet m’a permis de rendre hommage à cet endroit, aux personnes qui me sont chères. 
Mon but : montrer une vision anecdotique de mon village d’enfance à partir de ce que l’on m’a appris, raconté, ce dont je me suis servit pour me construire moi même. Chaque photo se fait narratrice d’une histoire vécue dans ce village".

Egalement Nahia Garat, ancienne étudiante à l'ETPA, exposera son travail dans le cadre du festival place Saint Pierre à Toulouse.
Nahia a aussi été sélectionnée au Prix des Zooms photographiques 2018 qui récompense chaque année 2 auteurs parmi une dizaine de photographes émergents.
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Venez découvrir l'exposition "Eaux vives" de Marianne Thazet à l'ETPA lors des journées portes ouvertes à partir du 27 janvier jusqu'au 11 mars 2023.La série “Eaux vives” de Marianne Thazet est lauréate du programme annuel de la Résidence 1+2 Factory réservé aux anciens étudiants de l’ETPA issus des 10 dernières promotions, en partenariat avec la Résidence 1+2, Nature En Occitanie et le Conseil départemental de la Haute-Garonne.Marianne Thazet, est une ancienne étudiante, diplômée et récompensée en 2019 avec la Mention Spéciale du Jury lors du Grand Prix de l'ETPA.L'artiste est une photographe de l'intime. C'est dans le courant de la photo documentaire qu'elle questionne l'attention sur l'environnement par un regard décalé bien à elle."Eaux vives"Cette série porte sur l’ambivalence de la “collaboration” entre la Nature et l’Homme, où il est aussi bien protecteur que destructeur. La confluence Garonne-Ariège est un lieu de tumulte où se croisent, s'entremêlent, et se débattent deux éléments titanesques qui finalement se fondent l'un dans l'autre et reprennent leur douce coulée. Une allégorie certaine de la cohabitation entre la Nature et l'Homme se dessine sur ces lieux.La Réserve naturelle régionale Confluence Garonne-Ariège est remarquable tant par sa biodiversité que par sa proximité périurbaine avec l’agglomération toulousaine. Cette situation rare et fragile induit des relations complexes et contrastées.Plus je sillonne ce territoire, plus je constate l'imbrication inextricable de ces deux éléments que je cherche à démêler : l’Homme à l'origine de la destruction et l’Homme qui veille à réparer, soigner et éduquer. Tout ici est un équilibre sensible entre ce qui meurt et ce qui renaît. Je parcours ces lieux en constatant les impacts qui leurs sont assénés et les précautions que l’Homme s’efforce de mettre en place pour compenser. J'observe cette histoire d'amour-haine qui tente d'avoir une fin heureuse.© Marianne Thazet, La baigneuse, Résidence 1+2 Factory, 2022.

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